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L’éducation à la sécurité routière : une nécessité sociale et un enseignement obligatoire

jeudi 31 janvier 2019


De l’école au lycée, cette éducation à la sécurité routière s’effectue sous la forme d’un enseignement obligatoire, transdisciplinaire, intégré dans les horaires et les programmes d’enseignement (Article D312-43 du Code de l’Éducation).

La sécurité routière s’intègre dans la validation des compétences du socle commun de compétences, de connaissances et de culture (domaine 3 : la formation de la personne et du citoyen).

 Pourquoi faire de l’Education à la sécurité routière ?

L’Education à la sécurité routière permet d’aborder les notions de risque, de prévention et vie en société : tous les élèves et les adultes partagent le même espace de circulation et font face à des situations à risques  . Le partage de l’espace implique des relations aux autres et des tensions. Le civisme (respect de la loi) et la civilité (respect des autres) sont des notions essentielles pour permettre de partager cet espace.

La mobilité est nécessaire pour venir et repartir de l’établissement, pour profiter de loisirs, pour vivre quotidiennement, pour se déplacer sur le lieu d’un stage ou d’un examen, pour se présenter à un employeur... La sécurité routière a des implications sociales et quotidiennes.

La mobilité implique également de prévoir son trajet  , de s’adapter aux conditions climatiques ou aux exigences du lieu de destination. Un apprentissage raisonné, récurrent et réalisé le plus tôt possible, permet d’agir sur sa sécurité, celle des autres, sur sa santé et sur l’environnement (choix des modes de déplacement ou du type de véhicule  ).

L’éducation à la sécurité routière concourt à faire réfléchir les élèves sur les questions de « mobilité citoyenne » et doit les aider à faire des choix en matière de déplacement.

 Ce n’est pas un enseignement à part, en plus de programmes

Chaque équipe d’enseignants du primaire et du secondaire intègre les enjeux de sécurité routière dans leur enseignement (les notions et les exemples sont intégrés aux programmes).

Il ne s’agit pour l’enseignant de former les élèves au code de la route mais d’intégrer des règles civiques liées au partage de l’espace de circulation.

Des notions et des exemples de sécurité routière peuvent être abordés dans toutes les matières.

Tout en prenant appui sur les acquis disciplinaires, la mobilisation active de l’élève autour des problèmes de sécurité peut s’exprimer de différentes façons :

  • un texte d’auteur sur la rue ou la route en français,
  • un spot de prévention étranger de sécurité routière, une affiche, une vidéo ou un message radio d’une campagne de prévention dans l’enseignement des langues, un échange culturel et pédagogique avec une classe sur le thème de la sécurité routière (eTwinning), en langues étrangères (anglais, espagnol, allemand, arabe...),
  • l’étude d’un texte historique en histoire et enseignement moral et civique ,
  • en sciences physiques, les phénomènes de visibilité   et de perception peuvent aussi être abordés
  • les conséquences sur la santé de l’alcool ou des stupéfiants en sciences et vie de la terre ou encore d’étudier les phénomènes de perception et de temps de réaction   (et l’incidence de médicaments   ou de produits alcooliques ou stupéfiants sur la santé),
  • l’information relative à la sécurité routière peut
    s’appuyer sur les connaissances mathématiques pour mettre en
    évidence les liens entre vitesse et distance d’arrêt  , en tant
    qu’exemple de non proportionnalité, entre vitesse et risques de
    mortalité,
  • l’analyse d’un trajet pour aller aux installations sportives en EPS ou la préparation du trajet d’une sortie avec le professeur d’histoire-géographie ou de SVT
  • en éducation physique et sportive il est également possible d’aborder les notions de temps de réaction et de distances de sécurité, de freinage et d’arrêt.
  • La technologie fait une large place aux conditions de sécurité dans l’étude des transports.

 L’éducation à la sécurité routière, un projet transversal et éducatif

Ces thèmes peuvent aussi s’intégrer à des parcours transdisciplinaires au collège comme au lycée (EPI,TPE, PPCP...) mais également à des actions éducatives transversales définies dans le cadre du CESC.

Mettre une action d’éducation à la sécurité routière en lien avec :

Les professeurs principaux peuvent utiliser une période du temps de leur heures de vie de classe pour insérer la sensibilisation à la sécurité routière.

Le référent d’établissement peut aider à animer ces projets d’équipe. Cependant, la sécurité routière ne peut pas reposer uniquement sur l’action d’une seule personne. La réussite de tout projet dans l’établissement passe par la mobilisation des équipes. Les personnels des établissements du second degré (vie scolaire, infirmerie, secrétariat, ouvriers ...) peuvent tous être associés aux actions de prévention définies en CESC.

Le CESC des établissements a en effet un rôle important dans l’organisation de ces projets et fait le lien avec l’ensemble des éducations transversales.

L’éducation à la sécurité routière peut s’effectuer tout au long de l’année ou sous la forme d’actions sur une journée ou une semaine thématique.

Des livrets et des fiches d’activités sont proposés sur le portail pour aider à construire vos projets.

 Pour aller plus loin

Propositions de répartition au sein des équipes enseignantes

Une répartition des thèmes entre les équipes enseignantes peut être effectuée en début d’année pour chaque niveau ou pour tout un cursus.

  • Un exemple de répartition par matière ou par fonction (incluant la vie scolaire et l’infirmerie) au collège. Cet exemple, non impératif, montre que chaque matière est susceptible de pouvoir travailler sur un thème de sécurité routière.
  • Le tableau vierge de répartition par matière et par niveau (pour une répartition de la 6e à la 3e.