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Médicaments et conduite

mardi 26 octobre 2010

Les médicaments   peuvent agir sur l’attention et la prise de conscience du danger par le conducteur d’un véhicule  .


  Sommaire  

A voir :

  • Vidéo « C’est pas sorcier » sur la prise de médicament et la conduite"

La classification qualitative des médicaments   en trois niveaux de risque, adoptée par l’ Afssaps, est définie par les attitudes pratiques sur lesquelles elle débouche.

 Niveau 1

Niveau 1

Le risque est faible et dépend largement de la susceptibilité individuelle ; le patient trouvera dans la notice du médicament les mises en garde lui indiquant les cas où il devra s’abstenir de conduire (en particulier lorsqu’il aura précédemment ressenti des effets indésirables potentiellement dangereux).

La prise du médicament ne remet généralement pas en cause la conduite de véhicules, mais nécessite que les patients soient informés avant de prendre le volant.

 Niveau 2

Niveau 2

Les effets pour la conduite automobile   sont prédominants par rapport à l’individu : il convient d’examiner, cas par cas, si la prise du médicament est compatible avec la conduite. La plupart du temps, le médicament n’est disponible que sur ordonnance et c’est le prescripteur qui appréciera l’état du patient et/ou sa réponse au médicament. Plus rarement, il s’agit d’un médicament disponible sans ordonnance et le conseil du pharmacien prend alors toute son importance.

La prise du médicament peut, dans certains cas, remettre en cause les capacités de conduite de véhicules et nécessite l’avis d’un professionnel de santé (médecin, pharmacien).

 Niveau 3

Niveau 3

Les effets du médicament rendent la conduite automobile dangereuse. Avec des médicaments de ce type (anesthésiques généraux, hypnotiques, collyres mydriatiques…), l’incapacité est généralement temporaire, mais majeure.

Lors de l’utilisation du médicament, la conduite de véhicules est formellement déconseillée. Compte tenu d’un éventuel effet résiduel, il est conseillé au médecin prescripteur d’indiquer à son patient dans quel délai il pourra à nouveau conduire (par exemple, après une période de sommeil induite par un hypnotique).

En fonction de cette classification, le pictogramme comporte :

  • une couleur spécifique (jaune, orange et rouge),
  • une indication en toutes lettres du niveau de risque (1, 2 ou 3),
  • une mise en garde écrite suivie d’un message informatif sur la conduite à tenir lors de l’utilisation du médicament.

Ces trois éléments sont systématiquement associés sur le conditionnement extérieur des médicaments concernés.

Source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé(ANSM).