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Vers l’éducation à la mobilité citoyenne ...

lundi 7 juillet 2014


Pourquoi l’École (dans l’académie   de Rouen ou de Nice) parle-t-elle aujourd’hui d’éducation à une mobilité citoyenne ?

Les partenaires institutionnels proposent très fréquemment leurs concours à l’École pour la mise en place d’actions et de projets sur des thématiques qui constituent bien souvent leurs cœurs de mission. Ces propositions, bien que entendables sont parfois difficiles à mettre en œuvre, car elles ne proposent pas de façon évidente une entrée clairement identifiée dans les obligations de l’École. Elles peuvent également être perçues par les établissements et les équipes éducatives comme au mieux, une « chose de plus », ou au pire, comme une ingérence.

Le partenariat proposé est alors ressenti comme un « hors sujet », situé en dehors du travail légitime à mener.

Au final, une situation de « laisser faire les autres » peut, au mieux pour le partenaire, au pire pour les élèves, s’installer, sans adhésion interne.

L’évaluation de telles actions est alors déformée par la simple façon dont l’action est entrée dans l’établissement. Dans ce contexte de malentendu, l’action elle-même ne bénéficie pas d’une évaluation juste et sincère.

Un regard porté sur l’histoire de l’éducation à la Sécurité Routière à travers la plateforme mise en place sur le portail ESR confirme bien l’évolution des contextes et des usages en matière de déplacements. Aborder aujourd’hui uniquement l’aspect « sécurité routière » en matière d’éducation à la « route »ne suffit plus. La « route » elle-même réduit le champ de l’expression de cette éducation nécessaire dès le plus jeune âge   : il faut alors au moins parler de la sécurité liée aux déplacements (route, voie ferrée...), mais, pour être complet, élargir la notion de sécurité au delà de la seule sécurité de la personne qui se déplace, car l’impact de son déplacement   concerne bien d’autres éléments. Dans ce contexte, les enjeux sont donc plus larges que la dramatique sinistralité routière concernant les jeunes.

Que recouvre le concept de « mobilité citoyenne » ?

C’est d’abord une Éducation au choix du mode de déplacement : les différentes offres existantes pour un déplacement donné doivent être connues du jeune, ainsi que leurs atouts et leurs contraintes. La maîtrise de cette connaissance et la capacité à prendre en compte les arguments présentés doivent pouvoir accompagner le jeune dans la construction de son autonomie en matière de choix de déplacements.

Il n’ y a pas un mode de déplacement universel, mais des modes de déplacements à privilégier selon la situation ;

Éducation à la santé, ensuite, lorsque les modes actifs, marche et vélo  , sont bien perçus, au delà de leurs contraintes, comme des facteurs qui concourent à la conservation d’un état de santé permettant une vie agréable et dépourvue au mieux de souffrances ;

Éducation au développement durable, lorsque le souci de la préservation des ressources environnementales et énergétiques est présent au moment du choix du mode de déplacement, mais aussi au moment du choix et de l’utilisation du véhicule   ;

Éducation au « vivre avec », quand la convivialité et le partage s’imposent face au ressenti de la promiscuité dans certains cas ;

Éducation à la responsabilité, face à soi et face aux autres, élément nécessaire à l’appropriation d’un « bien vivre avec »

Éducation à la sécurité très liée à celle à la santé, sensibilisation à la sécurité routière bien sûr mais pas seulement lorsque, par exemple, la problématique de l’enfant passager   se retrouve aussi bien dans le car, que dans la voiture, mais aussi dans le train.

Il s’agit bien au final de faire en sorte que le jeune élève devienne, au fil de son autonomie grandissante, un « bon » citoyen également en matière de mobilité.

Pour en savoir plus : la plateforme de formation en ligne